
L'amour des trois oranges
L’AMOUR DES TROIS ORANGES de Sergeï Prokofiev
Mahler Chamber Orchestra, chef de chœur Joshard Daus
Direction musicale Tugan Sokhiev
Mise en scène Philippe Calvario
Décors Jean-Marc Stehlé
Costumes Aurore Popineau
Assistante à la mise en scène Valérie Nègre
Chorégraphie Sophie Tellier
Lumière Bertrand Couderc
Serge PROKOFIEV (1891-1953)
Opéra en un prologue et quatre actes
Livret de Serge Prokofiev d’après Carlo Gozzi
avec : Alexey Tanovitsky, Andrey Ilyushnikov, Nadezhda Serdjuk, Eduard Tsanga, Kirill Dusheschkin, Vladislas Sulimsky, Pavel Schmulevich, Ekaterina Shimanovitch, Sophie Tellier, Natalia Yevstafieva, Julia Smorodina, Yuriy Vorobiev, Alexander Gerasimov, Wojciek Ziarnik, Juan Noval, Michel Fau
Coproduction FESTIVAL D’AIX EN PROVENCE 2004, TEATRO REAL de MADRID
Les critiques
PULPEUX ET RYTHMÉ
L’Amour des Trois oranges est emblématique de l’art de Prokofiev : goût du grotesque et du rire, rejet du sentimentalisme, attrait du néoclassicisme qui ici s’échappe vers la comedia dell’arte et l’opéra bouffe. Tout cela, Philippe Calvario le traduit à merveille, sans jamais tomber dans le piège de l’excès qui plomberait le spectacle. Aidé des dispositifs scéniques astucieux de Jean-Marc Stehlé – les changements à vue et voiles colorés, les fumigènes et guirlandes lumineuses installent une ambiance de théâtre forain et de farce, Calvario enlève la fable en la parsemant de clins d’œil amusés vers les anges et les croque-morts, les sorcières sado-maso et mages adeptes de kung-fu, les princesses de contes enfantins et un bouffon drag-queen, les archétypes américains et le cirque de toutes les enfances. Un bric-à-brac joyeux et pas si désordonné qu’il en a l’air traverse le plateau et donne des moments aussi déjantés que mémorables.
Sophie ROUGHOL- Classica