Et maintenant le silence

 

Création collective imaginée par Philippe Calvario, Ariane Crochet et Christian kiappe 

Costumes Christian Lacroix
Décor Création collective
Lumière Bertrand Couderc
Son Eric Neveux et Kiappe
Photos Bertrand Couderc
Attachée de presse Irène Gordon 

avec : Christophe Brierre, Philippe Calvario, Ariane Crochet, éléonore Denarié, Sylviane Duparc, Madeleine Franco, Emanuelle Maquat, Anthony Paliotti, Julie Harnois, Sophie Knitll , Corinna Freitas, Justine Pouvreau, Christian kiappe

Spectacle crée au Festival Universitaire de Nanterre-Amandiers et repris au THÉÀTRE DE LA BASTILLE  (salle du haut) 

18 DATES DU 26 AVRIL AU 13 MAI 2000

Les Critiques

LES MOTS, C’EST COMME MANGER: ON NE PEUT PAS S’EN PASSER

Et maintenant le silence puisque ce sont les corps d'abord qu'on voit comme des photos instantanées. Les images magnifiques sont nombreuses et différentes. C'est comme un magma vital fait de sons et de gestes. On danse, on chante, on joue de la musique. On parle, on montre ce qui tient la vie et qui la fait tomber  : le besoin de l'autre, l'amour, les dieux, le besoin d'être compris. Les mots sont jetés, crachés, et parler c'est comme manger  : on ne peut pas s'en passer sinon on crève. Les mots sont arrachés à des chansons de Brel, Gainsbourg, à des vers de Racine, à des poèmes d'Oscar Wilde. Des mots de la publicité, piqués dans un film, dans la Bible, dans la vie de tous les jours.

On récite le notre père et on parle du Pacs. C'est comme regarder un tableau en mouvement  : il y a du rouge, du violet, des fleurs dessinées sur les jupes des femmes.

Les corps sont libres, dénudés comme s'ils étaient mis à nu pour voir l'âme. Des corps mi-nus, des jambes fluettes comme des tiges. On voit une femme habillée d'une petite chemise blanche dans un jet de lumière. Elle fait des pas légers et puis elle touche son sexe avec la main, la respire, la tend à un homme pour lui dire ça sent le papillon. L'homme jette les bras de la femme dans l'air. On voit des hommes habillés d'une serviette qui leur couvre le sexe s'aimer sensuellement et puis des femmes tomber les unes dans le corps des autres.On écoute une fille belle et ronde donner les trente-trois règles pour conquérir un homme et l'épouser d'un ton ironique et drôle.

Et maintenant le silence  ?  : L'amour est pathétique, lyrique, poétique, grotesque, drôle, comme cette pièce.

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