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BARBARA
Lecture-concert proposée par Jil Caplan et Philippe Calvario accompagnés au piano par My Single Lise D’après le livre biographique : Un piano noir, mémoires interrompus . Adapté par Bernard Serf.
Mis en espace par Jean-Charles Mouveaux
« Plus jamais je ne rentrerai en scène. Je ne chanterai jamais plus. Plus jamais ces heures passées dans la loge à souligner l’œil et à dessiner les lèvres avec toute cette scintillance de poudre et de lumière, en s’obligeant avec le pinceau à la lenteur, la lenteur de se faire belle pour vous. Plus jamais revêtir le strass, le pailleté du velours noir. Plus jamais cette attente dans les coulisses, le cœur à se rompre. Plus jamais le rideau qui s’ouvre, plus jamais le pied posé dans la lumière sur la note de cymbale éclatée. Plus jamais descendre vers vous, venir à vous pour enfin vous retrouver. Un soir de 1993, au Châtelet, mon cœur, trop lourd de tant d‘émotion, a brusquement battu trop vite et trop fort, et, mon corps a refusé d’obéir à un cerveau qui, d’ailleurs, ne commandait plus rien. J’ai dû interrompre le spectacle pendant quelque temps, puis définitivement. Je suis quand même repartie en tournée. Ensuite, avec un manque immense, et durant deux ans, j’ai fait le deuil d’une partie de ma vie qui venait brusquement de se terminer. Écrire, aujourd’hui, est un moyen de continuer le dialogue. Il est six heures du matin, j’ai soixante-sept ans, j’adore ma maison, je vais bien. » Précy, 27 avril 1997.
BARBARA
Lecture-concert proposée par Jil Caplan et Philippe Calvario accompagnés au piano par My Single Lise D’après le livre biographique : Un piano noir, mémoires interrompus . Adapté par Bernard Serf.
Mis en espace par Jean-Charles Mouveaux
« Plus jamais je ne rentrerai en scène. Je ne chanterai jamais plus. Plus jamais ces heures passées dans la loge à souligner l’œil et à dessiner les lèvres avec toute cette scintillance de poudre et de lumière, en s’obligeant avec le pinceau à la lenteur, la lenteur de se faire belle pour vous. Plus jamais revêtir le strass, le pailleté du velours noir. Plus jamais cette attente dans les coulisses, le cœur à se rompre. Plus jamais le rideau qui s’ouvre, plus jamais le pied posé dans la lumière sur la note de cymbale éclatée. Plus jamais descendre vers vous, venir à vous pour enfin vous retrouver. Un soir de 1993, au Châtelet, mon cœur, trop lourd de tant d‘émotion, a brusquement battu trop vite et trop fort, et, mon corps a refusé d’obéir à un cerveau qui, d’ailleurs, ne commandait plus rien. J’ai dû interrompre le spectacle pendant quelque temps, puis définitivement. Je suis quand même repartie en tournée. Ensuite, avec un manque immense, et durant deux ans, j’ai fait le deuil d’une partie de ma vie qui venait brusquement de se terminer. Écrire, aujourd’hui, est un moyen de continuer le dialogue. Il est six heures du matin, j’ai soixante-sept ans, j’adore ma maison, je vais bien. » Précy, 27 avril 1997.
BARBARA
Lecture-concert proposée par Jil Caplan et Philippe Calvario accompagnés au piano par My Single Lise D’après le livre biographique : Un piano noir, mémoires interrompus . Adapté par Bernard Serf.
Mis en espace par Jean-Charles Mouveaux
« Plus jamais je ne rentrerai en scène. Je ne chanterai jamais plus. Plus jamais ces heures passées dans la loge à souligner l’œil et à dessiner les lèvres avec toute cette scintillance de poudre et de lumière, en s’obligeant avec le pinceau à la lenteur, la lenteur de se faire belle pour vous. Plus jamais revêtir le strass, le pailleté du velours noir. Plus jamais cette attente dans les coulisses, le cœur à se rompre. Plus jamais le rideau qui s’ouvre, plus jamais le pied posé dans la lumière sur la note de cymbale éclatée. Plus jamais descendre vers vous, venir à vous pour enfin vous retrouver. Un soir de 1993, au Châtelet, mon cœur, trop lourd de tant d‘émotion, a brusquement battu trop vite et trop fort, et, mon corps a refusé d’obéir à un cerveau qui, d’ailleurs, ne commandait plus rien. J’ai dû interrompre le spectacle pendant quelque temps, puis définitivement. Je suis quand même repartie en tournée. Ensuite, avec un manque immense, et durant deux ans, j’ai fait le deuil d’une partie de ma vie qui venait brusquement de se terminer. Écrire, aujourd’hui, est un moyen de continuer le dialogue. Il est six heures du matin, j’ai soixante-sept ans, j’adore ma maison, je vais bien. » Précy, 27 avril 1997.