CRÉANCIERS 

Auteur August Strindberg
Adaptation Philippe Calvario avec la collaboration de Marlène Da Rocha
Mise en scène Philippe Calvario avec la Collaboration artistique Marlène Da Rocha
Lumiere Bertrand Couderc assisté de Lila Meynard
Son Éric Neveux et Clovis Schneider 
Collaboration artistique Marlène Da Rocha
costumes Coline Ploquin
Régie générale Thibault Vincent
Photos  Pascal Gely
Production déléguée Compagnie Saudade
Machinerie David Buzzard
Administration de production Daniel Rouland

avec : Benjamin Baroche, Philippe Calvario, Julie Debazac

Ce projet bénéficie de l’Adami déclencheur

Créanciers 


« Créanciers » est   une ronde à la fois amoureuse et destructrice entre 3 êtres : deux hommes et une femme au centre des deux.
Strindberg, au moment où il écrit la pièce, est en pleine rupture amoureuse et les échos dans les questionnements et la douleur des personnages sont évidents.

Ce qui me touche depuis toujours au coeur de la pièce, c’est la présence de l’art, de la création, et le fait qu’elle raconte des artistes et leur questionnement. Tout comme La mouette, que j’ai déjà monté.
Dans la version originale Adolphe (que je rebaptiserai AL) est un peintre en mal de création qui se met à sculpter. Tekla est écrivaine, tandis que Gustav est professeur.
Dans cette adaptation que je propose, Julie Debazac sera une actrice sortie du Conservatoire National de plus en plus aspirée par le cinéma et qui se désintéresse des mises en scène de son mari. Benjamin Baroche, sera un acteur reconnu (ce qui a permis la rencontre avec AL) mais dont son ex-femme cache l’identité dans sa biographie. Le faisant passer pour un homme qui a raté sa vocation. Enfin, je jouerai un metteur en scène de théâtre qui a démarré fort mais dont le désir s’émousse.

Volonté de contrôler l’autre, jusqu’à la domination parfois ; il s’agira de pouvoir montrer tout cela.

À leur rencontre, Al « dominait » Tekla professionnellement et intellectuellement, puis peu à peu, sa force créative s’est épuisée jusqu’à ce qu’il tombe dans un oubli de la profession, tandis que Tekla est devenue une actrice célébrée et reconnue. Elle ne vibre dans la pièce que dans ses désirs, c’est ce qui la rend de loin la plus lumineuse des trois. Une Marylin qui connaîtra aussi son heure tragique à la fin de la pièce. Les hommes sont beaucoup plus perdus et flous dans leur désir, il s’agira aussi de pouvoir montrer ces différences vibratoires.

Difficultés à circuler dans différents espaces artistiques, sans souffrir des préjugés de la profession elle-même : autant de questions que cette pièce me permettra d’aborder dans cette nouvelle adaptation. Il s’agit bien sûr de restituer au plus vif le rapport de forces et de destruction que nous présente Strindberg.
Le besoin de succès et de reconnaissance, sa fragilité, questionne et renforce les failles et brisures du couple ou plutôt des couples de la pièce.
Car ce jeu cruel entre couples s’avère assez vertigineux. Bien sûr, il y a le couple actuel (Tekla et Al), l’ancien (Tekla et Gus), mais pour finir, un troisième couple se construit, celui formé par les deux hommes…

Philippe Calvario

PRESSE

TÉLÉRAMA TT   PAR Vincent BOUQUET  

 Dans ce jeu en eaux troubles, Philippe Calvario a mis un bout de lui-même. Il a subtilement transformé Tekla en jeune actrice fascinée par le cinéma, Gustave en acteur populaire reconnu et Adolphe en metteur en scène en déshérence. Sous les sublimes lumières de Bertrand Couderc, Julie Debazac et Benjamin Baroche sont à la fois sublimes et vénéneux, prêts à écraser, pour mieux s’en nourrir, le pauvre Adolphe, victime expiatoire de ce thriller psychologique. 

UN FAUTEUIL POUR L’ORCHESTRE  FFF  Sylvie Boursier 

 Philippe Calvario condense l’intrigue dans un huit clos hitchcockien, une partie de billard à 3 bandes avec une direction d’acteurs au cordeau. 


FROGGY’S DELIGHT par Nicolas ARNSTAM

Philippe Calvario compose lui-même un metteur en scène sur le déclin, maniaco-dépressif et plein de fragilités. Face à lui, Benjamin Baroche est fascinant en manipulateur pervers. 

Enfin, Julie Debazac est absolument magistrale dans le rôle de Tekla où elle montre toute l'étendue de son talent. Son personnage donne de la femme un rôle moins ingrat que celui écrit par Strindberg. 

Un brillant trio de comédiens pour un combat cruel dont tout le monde ne sortira pas indemne. 

  

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