
La double Inconstance
LA DOUBLE INCONSTANCE de Marivaux
Mise en scène Philippe Calvario.
Lumiere Bertrand Couderc
Decor : Alain Lagarde
Costume : Coline Plocquin
Musique : Christian Chiappe et Guillaume Leglise
Production délégiuée : Cie Saudade
avec : Luc-Emmanuel Betton, Philippe Calvario ou Roger Contebardo, Maud Forget, Sophie Tellier, Guillaume Sentou, Alexiane Torres.
Co production : Scène Nationale de Saint Brieux, Scène Nationale d’ALBI, théâtre du Gymnase-Marseille
en co-réalisation avec le théâtre 14
du 5 mars au 20 avril 2019 au théâtre 14
Philippe Calvario avait monté Le jeu de l’amour et du hasard en 2010. Il revient à Marivaux avec une pièce moins connue et beaucoup plus âpre, La double Inconstance, qui par son dévoilement des injustices et des inégalités semble annoncer les fractures de la Révolution. "La pièce reprend certains thèmes caractéristiques de Marivaux, comme le test amoureux : deux amants de condition inférieure, Arlequin et Silvia, sont placés dans une situation où leur désir va être mis à l’épreuve. La conclusion de cette épreuve initiatique va se révéler très désenchantée. Cette pièce, c’est comme une nuit de la Saint-Barthélémy de l’amour. Silvia et Arlequin vont perdre l’amour enfantin et candide qu’ils éprouvaient au début de la pièce."
Les critiques
Philippe Calvario donne à l’action une unité qui lui permet de se développer sans temps mort dans un unique décor idyllique dont l’esthétique ressort d’un pastoralisme stylisé. On voit comment la mise en scène de cette « délicieuse comédie », en sauvegardant les apparences, touche au vif la cruauté mâtinée de poésie du propos, cultive l’ambiguïté portée à son paroxysme par un dénouement que l’on ne saurait simplement qualifier d’heureux. LA TERRASSE -Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens
Un crime très main - Philippe Calvario actionne avec beaucoup d’adresse le piège conçu par Marivaux. Le décor d’Alain Lagarde est main L’OBSERVATEUR - Jacques Nerson
Marivaux a écrit une pièce d’une extrême finesse psychologique, sociale et politique. Ces enjeux n’échappent pas à Philippe Calvario, qui, dans un décor en deux étages que tapisse un mur végétal, nimbe de noirceur sa représentation. La tristesse sombre qui plane sur son spectacle est une note juste dont le corollaire est notre propre tristesse.
TÉLÉRAMA - Joëlle Gayot